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Agnico Eagle : un soutien qui permet une révolution dans le monde des diagnostics, des traitements et des thérapies en oncologie

03 novembre, 2022


Le grand défi Grand défi Au-delà de la chimiothéraphie soutient les premiers essais cliniques du centre de cancérologie Princess-Margaret.

Le parcours qui va de la première intuition ou découverte en laboratoire jusqu’à la guérison d’un patient à l’hôpital est l’un des plus longs qui soient.

C’est un parcours truffé de défis. Il peut s’agir de l’aboutissement emballant de décennies de travaux scientifiques qui donnent de l’espoir à tant de personnes ou, au contraire, de la douloureuse fin d’une étude clinique qui avait semblé si prometteuse.

Bien au fait des défis de la recherche, les spécialistes du centre de cancérologie Princess-Margaret (PM) s’apprêtent, grâce au financement du Grand défi par Agnico Eagle, à franchir la prochaine étape du parcours et à entamer les premiers essais cliniques de porphysomes sur l’être humain. Nanoparticule découverte il y a plus de dix ans par le Dr Gang Zheng au laboratoire de recherche du centre, le porphysome pourrait bien révolutionner le monde des diagnostics, des traitements et des thérapies en oncologie.

Première étape du parcours

Les porphysomes ont des propriétés uniques qui peuvent améliorer les traitements contre le cancer. Puisqu’elles sont organiques, ces nanoparticules ultrapetites sont inoffensives pour les patients. Multifonctionnelles, elles agissent sur différents éléments, ce qui peut mener au traitement de nombreux types de cancers. Ainsi, les mêmes porphysomes savent identifier (diagnostiquer) une tumeur et administrer un traitement pour la détruire. Ce double rôle est connu sous le nom de théranostique, un mot-valise construit à partir des termes thérapie et diagnostic.

Les porphysomes ont la capacité naturelle de fluorescer (émettre de la lumière rouge sous de la lumière bleue) et de se déplacer sélectivement vers un cancer, grâce à quoi les chirurgiens sont mieux capables de voir la maladie, de la diagnostiquer et de l’éliminer complètement avec le moins de dommage possible aux tissus sains. Les porphysomes actifs peuvent également être chauffés par la lumière pour administrer soit un traitement ciblé qui détruira la tumeur, soit des médicaments de chimiothérapie ou d’immunothérapie.

Le potentiel de changer la donne

Bien que les tests sur le potentiel des porphysomes et leurs propriétés emballantes aient été réussis en laboratoire et contre les tumeurs sur différents modèles animaux, cette découverte n’a pas encore été testée sur l’être humain. C’est là qu’entre en jeu le Grand défi Au-delà de la chimiothérapie d’Agnico Eagle, sous la houlette des docteurs Amit Oza, Jonathan Irish et Brian Wilson dont le projet s’intitule « First-in-Human Porphysomes Nanotechnology for Precision Tumor Ablation and Surgical Guidance » [Premières études cliniques de la nanotechnologie des porphysomes sur l’être humain pour l’ablation précise des tumeurs et le guidage chirurgical].

Le financement d’Agnico Eagle aidera le centre de cancérologie PM à lancer ses premiers essais cliniques sur des humains sur les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé, pour ensuite traiter les patients atteints de cancers de la prostate, du poumon, de la tête et du cou et d’autres cancers gynécologiques.

Ces traitements seront peu invasifs, souligne le Dr Irish. « Il s’agit d’une thérapie précise et ciblée. Être en mesure de voir le cancer, de le cibler et de le détruire tout en évitant d’endommager les tissus sains environnants, c’est l’équilibre que nous essayons toujours d’atteindre pour prolonger la survie de nos patients et leur offrir une bonne qualité de vie. »

Si les essais cliniques sont réussis, les répercussions de ce projet pourraient changer la donne. « D’ici cinq à dix ans, nous pourrions ajouter la nanomédecine théranostique comme cinquième méthode de traitement du cancer, après la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et l’immunothérapie », déclare le Dr Irish.

De nombreux autres centres de cancérologie à travers le monde étudient différents types de nanoparticules. De son côté, le Princess-Margaret favorise les porphysomes pour sa médecine de précision. Selon le Dr Wilson, « il s’agit d’une technologie canadienne qui fera connaître le pays pour son utilisation de la nanotechnologie dans le traitement contre le cancer. Si nos essais cliniques sont réussis, les patients atteints de cancer en retireront d’immenses bienfaits. Nous assisterons à un véritable changement de paradigme en nanomédecine. »

Investir dans la recherche de pointe contre le cancer

Comme l’équipe le souligne, que Princess-Margaret soit l’un des cinq principaux centres de recherche sur le cancer dans le monde n’est pas dû au hasard.

« Notre programme de lutte contre le cancer est l’un des plus solides au Canada et à l’étranger, en partie grâce à des soutiens philanthropiques comme celui d’Agnico Eagle, déclare le Dr Oza. En fait, sans ce financement, il nous aurait été impossible d’utiliser cette technologie de chez nous et d’atteindre la ligne d’arrivée. Nous sommes maintenant en mesure d’adopter cette technologie emballante et, avec grand soin et rigueur, d’en évaluer l’efficacité, l’innocuité et la tolérabilité. »

Prochaines étapes du parcours

Forte de 10 ans de recherche en laboratoire, l’équipe du Centre de cancérologie PM procède actuellement à la démonstration de cette efficacité et de cette innocuité chez les animaux domestiques atteints de cancer en collaboration avec le Collège vétérinaire de l’Ontario. À ce stade, les essais cliniques sont sur le point de s’étendre aux êtres humains.

Au fur et à mesure que l’équipe adapte ce travail à l’humain, elle doit respecter toutes les étapes et exigences réglementaires de Santé Canada pour prouver l’innocuité et l’efficacité du traitement de différents cancers. Au cours des 12 à 18 prochains mois, l’équipe vise à mener des études sur les « premiers patients » humains afin de s’assurer que le traitement peut passer des modèles animaux aux êtres humains sans danger.

Selon le Dr Oza, « une fois que nous aurons terminé la démonstration de principe, notre projet progressera rapidement. Ensuite, les études gagneront en importance et nous pourrons inscrire plus de patients. D’autres défis surgiront sans aucun doute, mais nous espérons qu’ils seront des occasions de pousser nos recherches toujours plus loin. »

Le mot de la fin revient au Dr Irish : « C’est une belle histoire de découverte et d’investissement dans la recherche et la science au Canada. Agnico Eagle a fait preuve de vision en investissant dans la recherche contre le cancer. Grâce à cette vision, le centre de cancérologie Princess-Margaret est concurrentiel, et même un leader mondial. Avec votre appui, nous serons les premiers au monde à traiter les êtres humains à l’aide d’une nanoparticule découverte ici, au Canada. Il s’agit vraiment d’un événement planétaire dans la recherche contre le cancer. »