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De résidus miniers à cygnes trompettes grâce à un partenariat gagnant-gagnant

13 septembre, 2018

À quinze kilomètres à l’est de la ville de Val-d’Or, en Abitibi-Témiscamingue en Québec, se trouve le résultat de la création d’un nouveau milieu humide où habite maintenant une faune diversifiée et qui est devenu un paradis pour les amoureux de la nature.  C’est le résultat d’une approche novatrice de restauration d’un site minier abandonné.

Ce site est le site Manitou – l’héritage d’une autre époque – les vestiges d’une ancienne mine de cuivre et de zinc qui a cessé ses activités en 1979 et qui a produit des résidus miniers générateurs d’acides.  Suite à la faillite du dernier détenteur des droits miniers en 2003, le site contaminé est devenu la responsabilité du ministère québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN).

En 2006, Agnico Eagle a signé une entente avec le MERN qui stipule que l’entreprise utilisera les résidus miniers alcalins de l’usine de la mine Goldex pour restaurer l’ancien parc à résidus du site Manitou.

L’objectif de l’entente était dutiliser les résidus exempts de sulfure et de cyanure produits par la mine Goldex pour recouvrir les résidus Manitou. Cette approche permet de remonter la nappe phréatique au-dessus des résidus contaminés, afin d’empêcher l’oxygène d’y pénétrer pour ainsi stopper la génération d’acide. 

Le projet Manitou - Goldex représente un cas type de développement durable tout en étant un projet innovateur permettant au gouvernement de réduire le coût total de restauration du site.

Aujourd’hui, au dixième anniversaire de ce partenariat, les bénéfices sont évidents, affirme Robert Lacroix, ingénieur de projets au MERN. « La charge contaminante a été réduite considérablement et le delta qui a été excavé est maintenant revenu à son état naturel. J’y ai même vu des orignaux. »

Et les orignaux ne sont pas les seules animaux que l’on peut y voir; des oiseaux et des canards se sont installés sur le site, tout comme les poissons et même les grenouilles, qui sont reconnues pour être très sensibles à leur environnement et ne pas s’installer dans un milieu contaminé.

Mais la plus grande surprise est l’arrivée de cygnes trompettes dans ce secteur – une espèce non indigène auparavant dans la région de l’Abitibi et même rare dans la province de Québec. Aujourd’hui, le site Manitou est l’un des rares endroits où l’on peut voir ces oiseaux magnifiques, et le site est devenu un lieu de rencontre populaire pour les ornithologues enthousiastes, tant amateurs que professionnels.

« Le projet Manitou montre que nous pouvons faire les choses autrement, souligne Louise Grondin, vice-présidente principale – Environnement, Développement durable et Ressources humaines chez Agnico Eagle. Ce que nous avons fait avec Manitou, et en fait ce que nous faisons pour tous nos projets, c’est de commencer à réfléchir en amont du projet et, surtout, d’examiner le projet avec une équipe multidisciplinaire. »

Regardez la vidéo pour voir la transformation et en apprendre davantage sur le site Manitou !